Le mot du jour : Panique

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Vendredi 10 octobre 2008 - 11:14

source : Littré

Terreur panique, terreur subite et sans fondement.

Toutefois j’aurais tort de jeter dans les coeurs, L’avis étant mal sûr, de paniques terreurs, CORN. Cid, II, 7.
Et les lièvres sujets à des terreurs paniques, LA FONT. Fabl. v, 19.
Les superstitieux sont dans la société ce que les poltrons sont dans une armée : ils ont et donnent des terreurs paniques, VOLT. Dict. phil. Locke.
J’entretiens la vigilance de mes troupes, en excitant sous main des terreurs paniques, tantôt par des alertes fréquentes, tantôt par la fausse rumeur d’une trahison, d’une embuscade, BARTHÉL. Anach. ch. x.

Substantivement. Une panique, une terreur soudaine. La panique se mit parmi les spéculateurs.
Devenir panique, s’est dit en parlant d’une terreur qui perd son caractère alarmant ; ce sens n’est plus usité.

Nous avons eu de grandes terreurs ; Dieu merci, elles sont devenues paniques, et il [Ch. de Sévigné] en sera quitte pour de petits anodins, SÉV. 8 sept. 1680.


Étymologie

En grec, le dieu Pan, qui troublait les esprits.

Le Dieu Pan

Le Dieu Pan

Catégorie Economie, Humeur - Humour | 3 Commentaires »

Mais quand j’pense à Lulu, Là je ne bande plus

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Jeudi 9 octobre 2008 - 20:35

Cette Carla me surprendra tous les jours. En plus, c’est très bien interprété.

Une manie de vieux garçon
Moi j’ai pris l’habitude
D’agrémenter ma solitude
Aux accents de cette chanson

{Refrain:}
Quand je pense à Fernande
Je bande, je bande
Quand j’ pense à Felicie
Je bande aussi
quand j’ pense à Léonor
Mon dieu, je bande encore
Mais quand j’ pense à Lulu
Là je ne bande plus
La bandaison papa
Ça n’ se commande pas.

C’est cette mâle ritournelle
Cette antienne virile
Qui retentit dans la guérite
De la vaillante sentinelle.

Afin de tromper son cafard
De voir la vie moins terne
Tout en veillant sur sa lanterne
Chante ainsi le gardien de phare

Après la prière du soir
Comme il est un peu triste
Chante ainsi le séminariste
À genoux sur son reposoir.

À l’Étoile où j’étais venu
Pour ranimer la flamme
J’entendis ému jusqu’aux larmes
La voix du soldat inconnu.

Et je vais mettre un point final
À ce chant salutaire
En suggérant au solitaire
D’en faire un hymne national.

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Les révolutions de Le Clézio

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Jeudi 9 octobre 2008 - 15:58

Les révolutions de Le Clézio - Dans la mémoire de l’Obs. Grand entretien
[…]Le Mexique fut mon choc fondateur. C’est le pays de la vraie révolution. Quand j’y ai débarqué pour la première fois, en 1967, j’avais le sentiment d’avoir sous les yeux la révolution à chaque instant. Je n’oublierai jamais ces familles de migrants qui, chassées par la misère, montaient vers le nord et traversaient un continent dans l’espérance vaine de passer sous le grillage pour trouver un travail aux Etats-Unis. Je n’oublierai jamais ces milliers de personnes qui hurlaient de douleur et de haine au passage du cortège présidentiel - c’est là que j’ai compris ce que pouvait être la force terrible d’un peuple rassemblé. Pour moi, la misère absolue commence lorsque la simple perspective du lendemain est insupportable. Je découvrais au Mexique un champ de bataille perpétuel où plus rien ne séparait la vie de la mort. A côté, le Mai-68 parisien me semblait, de loin, dérisoire.[…]

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Brel, Tango et Argentine

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Jeudi 9 octobre 2008 - 6:53

À 30 ans de sa mort, un petit clin d’oeil :

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Le mot du jour : Volatil

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Mercredi 8 octobre 2008 - 19:06

Les bourses sont volatiles aujourd’hui, c’est ce que je lis un peu partout.

Le littré, tout d’abord :

Étymologie :
Provenç. et espagn. volatil ; ital. volatile ; du lat. volatilis, de volare.
1°Qui a la faculté de voler. L’espèce volatile. Les insectes volatils.
Fig.  Il n’eut jamais pour vous qu’une estime stérile, Un petit feu léger, vagabond, volatile, REGNARD, le Joueur, II, 2.
2°Terme de chimie. Qui est susceptible de se réduire en gaz ou en vapeur, soit à la température ordinaire, soit par l’action d’une chaleur plus ou moins élevée.
Les parties les plus volatiles des matières combustibles…. obéissant sans effort à ce mouvement expansif qui leur est communiqué, s’élèvent en vapeurs, BUFF. Hist. min. Introd. t. VI, p. 37.
Les produits volatils disparaissent par l’évaporation dans les changements de vaisseaux, par l’absorption dans les milieux qu’ils traversent, SENNEBIER, Ess. art d’observ. t. III, p. 118.


Mais dans notre language d’aujourd’hui :

Qui est extrêmement instable, mobile, fluctuant.

Une question ? Le pingouin est-il volatil ?

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Conseils aux traders en mal de stress

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Mardi 7 octobre 2008 - 13:56

Vous voulez que je vous dise ? Je suis un peu surpris par la hargne que certaines personnes ont contre tous les intervenants de cette débâcle financière. En particulier contre les employés de ces géants financiers.
Je n’en veux pour preuve, mon ami Patxi, qui dit pis que pendre de son banquier, un pauvre type perdu dans une agence de second ordre dans le bas Sud-Ouest de la France, bien obligé de vendre les produits qu’il a à sa disposition et non pas ceux que voudraient notre ami.
Bref, il y a des leçons que l’on ferait bien de garder au vestiaire, trouver du travail n’est pas une chose facile aujourd’hui, vouloir gagner de l’argent n’est pas un crime, et tout le monde n’a pas la chance, le désespoir et surtout, faut-il les entendre, cet irrévocable désir de faire le bien de ses semblables, de rentrer dans les ordres, l’éducation nationale ou un organisme humanitaire pour faire le blaireau vis-à-vis de ceux qui n’ont pas eu cette chance, ce désir ou cette outrecuidance quand les choses vont mal. D’autant que le pauvre Lionel, si je me souviens bien de son nom, est à la merci d’un licenciement sans avoir un salaire supérieur à celui d’un enseignant.
On ne tire pas sur les ambulances.
Après cette mise au point, en toute amitié, même si pour certaines personnes, je l’ai vu dans différents forums relatifs à l’Éducation Nationale, il n’y a pas de vocations commerciales, simplement quelques individus incapables de suivre le cursus éducatif normal et que l’on détecte dès le primaire et qui sont destinés à des filières spéciales qui feront d’eux, dans le meilleur des cas, des vendeurs d’encyclopédies dans les banlieues défavorisées. C’est faire peu de cas de nos grandes écoles commerciales, administratives et autres, c’est avoir une méconnaissance totale des réalités sociales et économiques et des cursus universitaires.
Il en est ainsi et malheureusement on ne pourra pas faire grand-chose contre cet état d’esprit ou pour être plus simple ce manque de curiosité. Notre société représente aujourd’hui le point le plus proche de sa cristallisation intellectuelle et de la sclérose, en particulier dans certains de ses secteurs qui s’arcboutent depuis des lustres sur le maintien de ce qui fut, n’acceptant aucune réforme.
Aucun tsunami à attendre de ce côté-là.
Revenons à nos traders, ils ont, s’ils furent intelligents plus d’avoir que de dettes aujourd’hui ( si ce n’est pas le cas, ça leur fera les pattes). Ils ont aussi, à tort ou à raison, une dette morale vis-à-vis de la société. Je dis à tort ou à raison parce qu’en fait cette dette c’est la société qui la dicte. Elle n’a pas forcément raison, mais elle a le dernier mot.
Venez, investissez dans les pays émergents dans des activités créatrices d’emplois et valorisantes pour l’initiative individuelle, dans des activités écologiques ou qui mettent en valeur ses richesses naturelles sans les détruire, n’essayez pas de refaire ce que vous venez de quitter, un monde meilleur est toujours possible et il est aussi porteur de bénéfices substantiels et partageables.
Et puis, si vous êtes en mal de stress, pas de problème, il sera permanent.
On vous attend, mais si vous n’êtes pas bon, on va vous rincer jusqu’à la moelle. Chacun son tour ! ;-)

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POURQUOI LE PLAN PAULSON A-T-IL FAIT CHUTER WALL STREET ?

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Lundi 6 octobre 2008 - 11:54

Merci à Laurent Bertin, pour le lien.

Le désormais fameux Plan Paulson a finalement été approuvé ce vendredi 3 octobre 2008 par la Chambre des Représentants américains par 263 voix contre 171, et a été promulgué dans les minutes suivantes par le président George W. Bush. Le montant global de ce plan n’est plus de 700 milliards de dollars mais de 850 milliards de dollars, si l’on compte le coût des amendements divers et variés* ajoutés au cours d’âpres négociations pour satisfaire les élus, très remontés par les réactions de leurs électeurs.

Le président américain Bush a, comme de juste, jugé immédiatement ce plan “vital pour aider l’économie américaine à survivre à la tempête financière” tout en avertissant que “cela prendrait du temps” avant que les effets du plan ne se fassent sentir.
L’adoption définitive du Plan Paulson semblait être une mesure attendue par les places boursières du monde entier. De fait, les Bourses européennes avaient clôturé en hausse, dans l’anticipation de ce dénouement : Paris a bondi de +2,96%, Francfort de +2,41% et Londres de +2,26%.
Or, stupéfaction pour les boursiers, cette joie anticipative n’aura été qu’un feu de paille. A la Bourse de New York, alors que l’espoir de l’adoption du plan avait fait prendre à l’indice Dow Jones jusqu’à 300 points, la concrétisation du vote a provoqué une vague de ventes chez les opérateurs de marché et Wall Street a terminé la séance en dégringolant de nouveau lourdement de -1,50%.

UN MONTANT OBSCÈNE

Le bourrage de crâne qui sévit dans l’ensemble des medias occidentaux, - où il semble que plus un journaliste n’ait le droit de réfléchir par lui-même - a fait des miracles : grâce à ce lavage de cerveau, des centaines de millions de contribuables américains vont devoir financer un plan de “sauvetage” d’un montant aussi colossal qu’obscène.

Les 700 milliards de dollars ainsi votés pour éponger une partie des dettes laissées par les champions de la finance de Wall Street représentent un montant égal à 44 fois celui que l’ONU est parvenu à glaner, lors de son récent sommet anti-pauvreté, pour lutter contre la pauvreté dans le monde. (16 milliards de dollars).

TOUS LES PRIX NOBELS D’ÉCONOMIE AMÉRICAINS SONT HOSTILES AU PLAN PAULSON

Mais en dépit de cette indécente disproportion de moyens mis en ¦uvre et de légitimité des causes à défendre, le plus ahurissant est que le Plan Paulson risque fort de ne pas avoir les effets promis. Les dix Prix Nobel d’économie que comptent actuellement les Etats-Unis ont tous, sans exception, condamné l’adoption de ce Plan, jugé monstrueusement injuste et économiquement inefficace. Il ne va empêcher ni la récession de s’étendre aux Etats-Unis puis au monde, ni la poursuite de la baisse des marchés financiers dans les mois à venir. Tout au plus permettra-t-il de les empêcher de s’effondrer encore plus violemment.

Car l’incertitude est totale : quelles créances irrécouvrables le Plan Paulson va-t-il racheter et lesquelles va-t-il refuser de reprendre ? Selon quels critères va-t-il procéder à ces choix ? Comment va-t-il les acheter ? Comment va-t-il les payer ? Et combien va-t-il les payer ? Tout cela suffira-t-il ?

LE PLAN PAULSON, CAUTÈRE SUR UNE JAMBE DE BOIS ?

Plus globalement, et comme nous l’avons déjà souligné dans une dépêche précédente, le vice rédhibitoire du Plan Paulson tient dans la nature même des choses. Les fameux 700 milliards de dollars ne sont pas des lingots d’or ou des actifs tangibles tirés d’un trésor de guerre soudain déterré pour rembourser des créanciers. Non, il ne s’agit que de jeux d’écritures comptables, qui se résument en définitive par une aggravation du déficit budgétaire et de la création monétaire.

Or créer de la monnaie pour porter remède à un problème gravissime dû justement à un excès délirant de création monétaire est évidemment un cercle vicieux.

RÉCESSION, EFFONDREMENT DU DOLLAR ET FLAMBÉE D’INFLATION

En termes économiques, la logique ultime de ce tour de passe-passe, c’est une nouvelle dégringolade du dollar sur les marchés des changes et une flambée d’inflation qui ne tardera pas à se répercuter à la planète entière.

Ce sont maintenant les nouveaux fléaux qui vont se faire jour, parallèlement à l’aggravation d’une récession de l’économie mondiale dont la gravité est inédite depuis des décennies. Au bout du compte, de graves troubles sociaux et politiques sont inévitables, y compris et peut-être rapidement, aux Etats-Unis.

* Le plan PAULSON prévoit de consacrer 4 millions de dollars à subventionner l’industrie de confection des flèches servant au tir à l’arc. Sans doute un représentant avait besoin de ça pour se faire réélire…

Reproduction autorisée sur Internet en citant la source : Union Populaire Républicaine
et le lien cliquable : http://u-p-r.org/ab/index.php?page=article&id=70

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Haïti sous la boue

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Vendredi 3 octobre 2008 - 19:26

Faites-moi confiance, c’est encore poignant.
Haïti sous la boue
Bon, mais ya pu d’pognon, y zon toupiqué à Wall Street.

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