Archive pour le 8 juillet 2008

France : Le scandale dont les médias ne parlent pas

Mardi 8 juillet 2008

Préparez-vous à travailler pour les Députés !!!

Pour chaque député non réélu, les Français devront payer 417 120 euros = 60 mois x 6952 euros.

C’est la nouvelle indemnité chômage des députés ! Repris le 27 juin 2008 sur RMC par JJ BOURDIN qui souligne que les élus de la gauche à la droite sont tous d’accord !
La plupart des médias n’en parlent pas !
A l’issue des 5 ans d’indemnités, les députés non réélus percevront ‘ à vie ‘ 20 % de ce traitement : Soit 1390 euros par mois.

Alors, faîtes des efforts, travaillez pour payer des impôts qui serviront à payer les ‘golden parachutes’ de nos députés.

Mais pourquoi 5 ans ? C’est précisément le temps d’une alternance législative.
Ce vote intervient au moment où les candidats nous parlent des efforts que devront consentir les Français pour réduire la dette et dénoncent le train de vie dispendieux de l’Etat !

L’information sur la nouvelle indemnité ‘chômage’ des députés a été révélée par ‘Le Canard Enchaîné’ le 7 février 2007. Puis reprise et précisée par le Midi Libre, le 1er Mars 2007. Curieusement, ce sont les seuls médias à en avoir parlé. Silence total du côté des télés, radios ou des autres journaux, habituellement pressés de dénoncer les parachutes en or de certains grands patrons (certes avec raison…).
Pourquoi se taisent-ils sur cette affaire ? Sans doute parce que cette loi a été votée en douce, par tous les groupes politiques, UMP, PS, UDF et PCF, qui savent parfaitement s’entendre lorsqu’il s’agit de s’octroyer des avantages sur le dos des Français.

Avant de quitter son perchoir, Jean-Louis Debré a fait voter à l’unanimité et dans le silence complet, une loi pour que désormais, un député non réélu touche pendant 60 mois au lieu de 6 mois son indemnité mensuelle nette qui est à ce jour - selon info sur site Assemblée nationale - de 5178 euros, soit 6 952 euros
Brut. Chaque député non réélu coûte donc aux Français 417 180 euros sur 5 ans ! Sans parler de ce qu’il leur coûtera ‘ à vie ‘ !

Ces indemnités ont été attribuées aux députés et définies par l’ordonnance N° 58-1210 du 13 décembre 1958. L’indemnité de base est calculée par référence au traitement des
Fonctionnaires occupant des emplois de l’État classés dans la catégorie présentement dite hors échelle.
Elle est égale à la moyenne du traitement le plus bas et du traitement le plus élevé de cette catégorie
Ce qui correspond au traitement d’un conseiller d’État ayant moins d’une année d’ancienneté dans son
grade. S’y ajoute l’indemnité de résidence, comme pour les fonctionnaires, au taux de 3 %. Selon l’article 2 de l’ordonnance précitée :
L’indemnité parlementaire est complétée par une indemnité dite de fonction’.
Le montant de cette indemnité est égal au quart du montant de l’indemnité parlementaire (indemnité Parlementaire proprement dite majorée de l’indemnité de résidence)
Depuis le 1er février 2007, les indemnités mensuelles brutes sont les suivantes : - Indemnité de base : 5 400, 32 euros
- Indemnité de résidence (3 %) : 162, 01 euros
- Indemnité de fonction (25 % du total) : 1 390, 58 euros
Soit brut mensuel 6952, 91 euros .
Retenues obligatoires devant être déduites du brut mensuel diverses retenues :
- Cotisation à la caisse des pensions pendant les 15 premières années de mandat : 1 153, 08 euros
- Contribution exceptionnelle de solidarité : 55, 62 Euros
- Contribution sociale généralisée et contribution au remboursement de la dette sociale : 539,55 euros
- Cotisation au fonds de garantie de ressources : 27,00 euros
Soit net mensuel 5 177, 66 euros.

Avant de quitter la présidence de l’Assemblée Nationale, Jean Louis Debré, nouveau président du Conseil constitutionnel, a fait un joli cadeau à ses amis députés de tous les partis !

Bien entendu cette généreuse ‘indemnité chômage’ est totalement inconditionnelle, et l’heureux bénéficiaire de cette jolie rémunération de 5 ans, n’est tenu à aucun engagement quelconque, comme par exemple justifier de la recherche d’un nouvel emploi, d’une visite mensuelle auprès d’un conseiller ANPE, ou d’une activité justifiant cette ‘aide sociale’… Bref, tout ce qui est demandé à des chômeurs ordinaires.

Voilà de quoi crève la République, de la corruption de ses élites, car évidemment aucun parti n’a protesté, vu que tous bénéficieront des largesses de M. Debré.

Si vous êtes scandalisé et refusez d’être pris pour un con,
Diffusez au moins ce message!

Sinon contentez-vous de payer !

Quelques heures après :

On me fait savoir (Post d’embruns) que c’est en partie inexact, que la bonne version de cette sombre histoire se trouve sur le site d’Autheuil, ici. Dont acte

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Thierry Meyssan : la machine à fantasmes

Tags: Ingrid betancourt Mardi 8 juillet 2008

J’en avais déjà parlé ici, dans ce blog, voir que Thierry Meyssan publie ses articles dans la presse revancharde et fasciste argentine pour dire une l’attentat de l’Amia avait été perpétré par les juifs contre leur propre peuple était d’ailleurs assez édifiant sur le personnage. Tout cela repris en coeur par Luis D’Elia le piquetero officiel des Kirchner.
Mais comme nous sommes en pleine époque d’intox en tout genre, après la libération d’Ingrid Betancourt, je vous recommande de voir comment une certaine presse alter de gauche manipule l’info. Ce qui n’empêche pas le fait que la libération de Betancourt n’a certainement pas été relatée de la manière la plus exacte. Ce qui après tout est assez logique, les Colombiens ne vont quand même pas se priver de leurs sources par une exposition médiatique.
D’autant que ce qui est important c’est qu’elle soit libre.
Malheureusement, des Thierry Meyssan, il en nait un tous les jours en ce moment.

Thierry Meyssan : la machine à fantasmes - Prochoix, la revue pour le droit de choisir, dirigée par Caroline Fourest et Fiammetta Venner
contrairement à ce qu’on pourrait penser, le Français le plus populaire dans les pays arabes, ce n’est pas Zidane, mais Thierry Meyssan. C’est ce qu’a découvert Fiammetta Venner en 2002, lors d’un séjour à Amman, en Jordanie. « Thierry Meyssan, c’est l’honneur de la France », lui a dit le libraire, la voyant feuilleter la traduction arabe de L’Effroyable imposture (1), trônant entre le Protocole des sages de Sion et une réédition de Mein Kampf… Rentrée à Paris, Fiammetta Venner décida de s’atteler au portrait de cette vedette de la presse engagée et alternative, et de retracer minutieusement son parcours, des années soixante-dix à nos jours. Parcours tortueux, à l’image d’un charlatan sinistre qui est parvenu, à force de manoeuvres, à être de tous les combats de gauche, avant de connaître enfin la gloire en s’attaquant à l’empire du mal américain et au complot sioniste.

La première fois que Thierry Meyssan a eu sa photo à la « une » d’un journal, c’était en 1986, en couverture de l’hebdomadaire catholique La Vie. On le voyait place Saint-Pierre, à Rome, les bras levés, extatique, au milieu de ses compagnons du Renouveau charismatique venus célèbrer la Pentecôte au Vatican. La photo, prise dix ans plus tôt, n’était pourtant presque plus d’actualité. En 1986, Dieu n’intéresse plus beaucoup Meyssan. Il s’apprête à devenir l’un des porte-parole de la cause gay, en attendant de combattre l’extrême-droite et de batailler pour la liberté d’expression à la tête du Réseau Voltaire. Il retrouvera toutefois le Très-haut - du moins ses proches collaborateurs - en septembre 2002 : invité en Iran pour y présenter l’Effroyable imposture, il sera reçu en héros par les huiles du régime, fondamentalistes en tête. Cinq mois plus tôt, c’est à Dubaï qu’il connaissait le triomphe. Cet amoureux de la vérité a-t-il parlé avec ses nouveaux amis de ses combats passés, pour la laïcité, les droits des homosexuels, les sites pornos ?…

Dans l’itinéraire soigneusement calculé de Thierry Meyssan, si les causes changent avec l’air du temps, les moyens ne varient jamais : ce sont toujours les mêmes divagations complotistes, assénées avec le même aplomb. Fiammetta Venner démontre par les faits que le délire qui a présidé à l’écriture de l’Effroyable imposture n’est pas né du jour au lendemain. Chez Meyssan, la paranoïa est autant une folie qu’un système. La machination est partout et lui sert d’explication à toutes les questions en suspens - et, à l’occasion, à régler ses comptes personnels. Il remplit les trous des enquêtes et répond aux interrogations légitimes que soulève parfois l’actualité avec des « informations » dignes du plus cinglé des mythomanes, mais qui, à chaque fois, trouvent preneur. Quand il affirme que c’est Mitterrand qui a créé le DPS (service d’ordre du Front national) pour protéger Mazarine, Noël Mamère reprend le « scoop » en direct sur LCI… Lorsqu’une explication s’effondre, il en trouve une autre. Dans ses engagemments comme dans ses thèses, Meyssan n’a pas peur du grand écart. Ainsi, le pasteur Doucé, mystérieusement assassiné, a d’abord été victime d’un complot du PS, puis d’une conspiration d’extrême-droite, avant de faire les frais d’agissements occultes du régime iranien. À l’en croire, le monde ne serait qu’un gigantesque lobby homo-facho-socialo-judéo-maçonnique. Mais loin de le considérer comme un simple affabulateur, Fiammetta Venner estime au contraire que Thierry Meyssan fait preuve d’un réel talent « pour coller à son époque et répondre à la demande ».

La demande, tout le problème est là. Comme le souligne l’auteur, quand on écoute Meyssan, on se fait peut-être plaisir, mais on n’apprend rien. Il ne dit que ce que l’on attend qu’il dise. Il agite la machine à fantasmes. C’est précisément ce qui séduit chez lui. Encore aujourd’hui, malgré les élucubrations publiques de son fondateur, le Réseau Voltaire reste une source de renseignements considérée comme fiable par de nombreux journalistes et hommes politiques de gauche. Alors même que récemment, on a pu lire sur le site internet du réseau que le meurtre de Théo Van Gogh est le fait d’un complot de la CIA destiné à masquer un trafic d’armes avec les Pays-Bas…

Au-delà du portrait qu’elle dresse d’un personnage peu fréquentable mais trop souvent courtisé, Fiammetta Venner s’interroge sur les devoirs de la presse militante : « Je reste impressionnée de voir à quel point cet homme a su utiliser toutes les failles, saisir toutes les opportunités, pour détourner un genre aussi noble que la presse engagée au service de sa propre gloire, au mépris de toutes les règles, celle de la vérité et surtout celle de la responsabilité. Faire ce portrait, c’était avant tout faire le procès de cette tentation conspirationniste qui empoisonne l’esprit critique et la pédagogie, deux valeurs dont le devoir d’informer ne saurait se passer ». Deux valeurs dont Meyssan, ceux qui l’écoutent, le suivent et le relaient avec gourmandise, en revanche, se passent fort bien.

Gérard Biard
1 - L”‘Effroyable imposture” a été traduit en 25 langues et est diffusé dans plus de 50 pays.

Catégorie Humeur - Humour | 5 Commentaires »


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