Archive pour la catégorie ‘Economie’

Club de Paris, les incertitudes

Mercredi 15 octobre 2008

Il y a encore deux semaines, l’Argentine restait ferme dans sa décision de payer sa dette au Club de Paris dont les créanciers principaux sont l’Allemagne (30 %), le Japon (25 %), l’Italie et l’Espagne (8 % chacun), la Hollande (9 %) et les États-Unis (7 %).
Puis vint la crise.
Depuis quelques jours, on entend un peu de tout. Le ministre de l’Intérieur, de quoi se mêle-t-il, commence à dire que si on va payer, Cristina lors d’une manifestation populaire, 2 jours après, que non ce n’est pas le moment, le ministre des Finances cette fin de semaine que le paiement se fera à un moment où les créanciers ne s’y attendront pas. Bref une cacophonie qui dénote simplement une hésitation de la part du gouvernement.
En fait, ils aimeraient bien un financement. Mais refinancer sa dette vis-à-vis du Club de Paris implique nécessairement l’intervention du FMI. Et ça, pas question.
Il y a aussi les teneurs de bons Argentins qui n’avaient pas souscrit à la renégociation de la dette. Une solution devrait être trouvée, les circonstances sont assez favorables pour négocier aujourd’hui, il serait dommage de ne pas en profiter.
On sait que la récession sera mondiale et que, même si certains se plaisent à croire qu’elle sera moins forte ici qu’ailleurs, il faudra de l’argent frais, de l’argent bon marché pour soutenir une économie basée plus sur l’exportation que sur la consommation intérieure. Pour cela, il faut solder ses dettes, encore plus aujourd’hui qu’hier.
La seule mesure visible qui a été prise ces jours-ci c’est un ordre donné aux douanes et destiné à limiter l’importation de produits finis bon marché, électronique, vêtements, divers afin de soutenir la production interne. On essaie aussi de passer des accords au sein du Mercosur, en particulier le Brésil, pour ne pas augmenter davantage le déséquilibre des échanges.
Mais le protectionnisme ne peut être qu’une solution temporaire. Attention aux représailles.
La baisse des matières premières pose aussi un problème majeur et le budget risque d’être en fort déséquilibre. D’autant que la récession mondiale va peser fort sur un des piliers de l’économie argentine, le tourisme. Depuis quelques jours, les annulations dans les agences, les hôtels se font sentir. Même le tourisme interne, ce dernier week-end de trois jours, montre le visage de la crise à venir.
Mais ce coup de froid a quand même un côté positif. L’inflation va diminuer de manière radicale.

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Qui tire les ficelles ?

Lundi 13 octobre 2008

Expo Trastiendas 2008

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Le capitalisme touche à sa fin

Samedi 11 octobre 2008

Même si on n’est pas d’accord, l’article est très intéresant.

“Le capitalisme touche à sa fin” - La crise financière - Le Monde.fr
[…]Dans une phase A, le profit est généré par la production matérielle, industrielle ou autre ; dans une phase B, le capitalisme doit, pour continuer à générer du profit, se financiariser et se réfugier dans la spéculation. Depuis plus de trente ans, les entreprises, les Etats et les ménages s’endettent, massivement. Nous sommes aujourd’hui dans la dernière partie d’une phase B de Kondratieff, lorsque le déclin virtuel devient réel, et que les bulles explosent les unes après les autres : les faillites se multiplient, la concentration du capital augmente, le chômage progresse, et l’économie connaît une situation de déflation réelle.[…]

[…]La situation devient chaotique, incontrôlable pour les forces qui la dominaient jusqu’alors, et l’on voit émerger une lutte, non plus entre les tenants et les adversaires du système, mais entre tous les acteurs pour déterminer ce qui va le remplacer. Je réserve l’usage du mot “crise” à ce type de période. Eh bien, nous sommes en crise. Le capitalisme touche à sa fin.[…]

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Le mot du jour : Panique

Vendredi 10 octobre 2008

source : Littré

Terreur panique, terreur subite et sans fondement.

Toutefois j’aurais tort de jeter dans les coeurs, L’avis étant mal sûr, de paniques terreurs, CORN. Cid, II, 7.
Et les lièvres sujets à des terreurs paniques, LA FONT. Fabl. v, 19.
Les superstitieux sont dans la société ce que les poltrons sont dans une armée : ils ont et donnent des terreurs paniques, VOLT. Dict. phil. Locke.
J’entretiens la vigilance de mes troupes, en excitant sous main des terreurs paniques, tantôt par des alertes fréquentes, tantôt par la fausse rumeur d’une trahison, d’une embuscade, BARTHÉL. Anach. ch. x.

Substantivement. Une panique, une terreur soudaine. La panique se mit parmi les spéculateurs.
Devenir panique, s’est dit en parlant d’une terreur qui perd son caractère alarmant ; ce sens n’est plus usité.

Nous avons eu de grandes terreurs ; Dieu merci, elles sont devenues paniques, et il [Ch. de Sévigné] en sera quitte pour de petits anodins, SÉV. 8 sept. 1680.


Étymologie

En grec, le dieu Pan, qui troublait les esprits.

Le Dieu Pan

Le Dieu Pan

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Conseils aux traders en mal de stress

Mardi 7 octobre 2008

Vous voulez que je vous dise ? Je suis un peu surpris par la hargne que certaines personnes ont contre tous les intervenants de cette débâcle financière. En particulier contre les employés de ces géants financiers.
Je n’en veux pour preuve, mon ami Patxi, qui dit pis que pendre de son banquier, un pauvre type perdu dans une agence de second ordre dans le bas Sud-Ouest de la France, bien obligé de vendre les produits qu’il a à sa disposition et non pas ceux que voudraient notre ami.
Bref, il y a des leçons que l’on ferait bien de garder au vestiaire, trouver du travail n’est pas une chose facile aujourd’hui, vouloir gagner de l’argent n’est pas un crime, et tout le monde n’a pas la chance, le désespoir et surtout, faut-il les entendre, cet irrévocable désir de faire le bien de ses semblables, de rentrer dans les ordres, l’éducation nationale ou un organisme humanitaire pour faire le blaireau vis-à-vis de ceux qui n’ont pas eu cette chance, ce désir ou cette outrecuidance quand les choses vont mal. D’autant que le pauvre Lionel, si je me souviens bien de son nom, est à la merci d’un licenciement sans avoir un salaire supérieur à celui d’un enseignant.
On ne tire pas sur les ambulances.
Après cette mise au point, en toute amitié, même si pour certaines personnes, je l’ai vu dans différents forums relatifs à l’Éducation Nationale, il n’y a pas de vocations commerciales, simplement quelques individus incapables de suivre le cursus éducatif normal et que l’on détecte dès le primaire et qui sont destinés à des filières spéciales qui feront d’eux, dans le meilleur des cas, des vendeurs d’encyclopédies dans les banlieues défavorisées. C’est faire peu de cas de nos grandes écoles commerciales, administratives et autres, c’est avoir une méconnaissance totale des réalités sociales et économiques et des cursus universitaires.
Il en est ainsi et malheureusement on ne pourra pas faire grand-chose contre cet état d’esprit ou pour être plus simple ce manque de curiosité. Notre société représente aujourd’hui le point le plus proche de sa cristallisation intellectuelle et de la sclérose, en particulier dans certains de ses secteurs qui s’arcboutent depuis des lustres sur le maintien de ce qui fut, n’acceptant aucune réforme.
Aucun tsunami à attendre de ce côté-là.
Revenons à nos traders, ils ont, s’ils furent intelligents plus d’avoir que de dettes aujourd’hui ( si ce n’est pas le cas, ça leur fera les pattes). Ils ont aussi, à tort ou à raison, une dette morale vis-à-vis de la société. Je dis à tort ou à raison parce qu’en fait cette dette c’est la société qui la dicte. Elle n’a pas forcément raison, mais elle a le dernier mot.
Venez, investissez dans les pays émergents dans des activités créatrices d’emplois et valorisantes pour l’initiative individuelle, dans des activités écologiques ou qui mettent en valeur ses richesses naturelles sans les détruire, n’essayez pas de refaire ce que vous venez de quitter, un monde meilleur est toujours possible et il est aussi porteur de bénéfices substantiels et partageables.
Et puis, si vous êtes en mal de stress, pas de problème, il sera permanent.
On vous attend, mais si vous n’êtes pas bon, on va vous rincer jusqu’à la moelle. Chacun son tour ! ;-)

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POURQUOI LE PLAN PAULSON A-T-IL FAIT CHUTER WALL STREET ?

Lundi 6 octobre 2008

Merci à Laurent Bertin, pour le lien.

Le désormais fameux Plan Paulson a finalement été approuvé ce vendredi 3 octobre 2008 par la Chambre des Représentants américains par 263 voix contre 171, et a été promulgué dans les minutes suivantes par le président George W. Bush. Le montant global de ce plan n’est plus de 700 milliards de dollars mais de 850 milliards de dollars, si l’on compte le coût des amendements divers et variés* ajoutés au cours d’âpres négociations pour satisfaire les élus, très remontés par les réactions de leurs électeurs.

Le président américain Bush a, comme de juste, jugé immédiatement ce plan “vital pour aider l’économie américaine à survivre à la tempête financière” tout en avertissant que “cela prendrait du temps” avant que les effets du plan ne se fassent sentir.
L’adoption définitive du Plan Paulson semblait être une mesure attendue par les places boursières du monde entier. De fait, les Bourses européennes avaient clôturé en hausse, dans l’anticipation de ce dénouement : Paris a bondi de +2,96%, Francfort de +2,41% et Londres de +2,26%.
Or, stupéfaction pour les boursiers, cette joie anticipative n’aura été qu’un feu de paille. A la Bourse de New York, alors que l’espoir de l’adoption du plan avait fait prendre à l’indice Dow Jones jusqu’à 300 points, la concrétisation du vote a provoqué une vague de ventes chez les opérateurs de marché et Wall Street a terminé la séance en dégringolant de nouveau lourdement de -1,50%.

UN MONTANT OBSCÈNE

Le bourrage de crâne qui sévit dans l’ensemble des medias occidentaux, - où il semble que plus un journaliste n’ait le droit de réfléchir par lui-même - a fait des miracles : grâce à ce lavage de cerveau, des centaines de millions de contribuables américains vont devoir financer un plan de “sauvetage” d’un montant aussi colossal qu’obscène.

Les 700 milliards de dollars ainsi votés pour éponger une partie des dettes laissées par les champions de la finance de Wall Street représentent un montant égal à 44 fois celui que l’ONU est parvenu à glaner, lors de son récent sommet anti-pauvreté, pour lutter contre la pauvreté dans le monde. (16 milliards de dollars).

TOUS LES PRIX NOBELS D’ÉCONOMIE AMÉRICAINS SONT HOSTILES AU PLAN PAULSON

Mais en dépit de cette indécente disproportion de moyens mis en ¦uvre et de légitimité des causes à défendre, le plus ahurissant est que le Plan Paulson risque fort de ne pas avoir les effets promis. Les dix Prix Nobel d’économie que comptent actuellement les Etats-Unis ont tous, sans exception, condamné l’adoption de ce Plan, jugé monstrueusement injuste et économiquement inefficace. Il ne va empêcher ni la récession de s’étendre aux Etats-Unis puis au monde, ni la poursuite de la baisse des marchés financiers dans les mois à venir. Tout au plus permettra-t-il de les empêcher de s’effondrer encore plus violemment.

Car l’incertitude est totale : quelles créances irrécouvrables le Plan Paulson va-t-il racheter et lesquelles va-t-il refuser de reprendre ? Selon quels critères va-t-il procéder à ces choix ? Comment va-t-il les acheter ? Comment va-t-il les payer ? Et combien va-t-il les payer ? Tout cela suffira-t-il ?

LE PLAN PAULSON, CAUTÈRE SUR UNE JAMBE DE BOIS ?

Plus globalement, et comme nous l’avons déjà souligné dans une dépêche précédente, le vice rédhibitoire du Plan Paulson tient dans la nature même des choses. Les fameux 700 milliards de dollars ne sont pas des lingots d’or ou des actifs tangibles tirés d’un trésor de guerre soudain déterré pour rembourser des créanciers. Non, il ne s’agit que de jeux d’écritures comptables, qui se résument en définitive par une aggravation du déficit budgétaire et de la création monétaire.

Or créer de la monnaie pour porter remède à un problème gravissime dû justement à un excès délirant de création monétaire est évidemment un cercle vicieux.

RÉCESSION, EFFONDREMENT DU DOLLAR ET FLAMBÉE D’INFLATION

En termes économiques, la logique ultime de ce tour de passe-passe, c’est une nouvelle dégringolade du dollar sur les marchés des changes et une flambée d’inflation qui ne tardera pas à se répercuter à la planète entière.

Ce sont maintenant les nouveaux fléaux qui vont se faire jour, parallèlement à l’aggravation d’une récession de l’économie mondiale dont la gravité est inédite depuis des décennies. Au bout du compte, de graves troubles sociaux et politiques sont inévitables, y compris et peut-être rapidement, aux Etats-Unis.

* Le plan PAULSON prévoit de consacrer 4 millions de dollars à subventionner l’industrie de confection des flèches servant au tir à l’arc. Sans doute un représentant avait besoin de ça pour se faire réélire…

Reproduction autorisée sur Internet en citant la source : Union Populaire Républicaine
et le lien cliquable : http://u-p-r.org/ab/index.php?page=article&id=70

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Haïti sous la boue

Vendredi 3 octobre 2008

Faites-moi confiance, c’est encore poignant.
Haïti sous la boue
Bon, mais ya pu d’pognon, y zon toupiqué à Wall Street.

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700 milliards, c’est rien

Vendredi 3 octobre 2008

Bien sûr, on pourrait faire plein de choses avec une somme pareil.
On pourrait supprimer pendant deux ans la pauvreté dans le monde par exemple, selon le PNUD. La pauvreté selon eux c’est moins d’un dollar par jour.
J’aime bien ce genre de chiffres et ce genre de stats à la con. Ne rêvez pas quand même, ça nous ferait un paquet de mecs en plus avec 2 dollars par jour. Ça, on oublie de vous le dire. D’ailleurs, les types qui ont calculé ça, moi je les laisserai dans la nature avec 1,5 dollar par jour pendant 1 an pour leur faire les pattes. Si on les retrouve, on les remettra au boulot, vous allez voir si ça va changer.
On pourrait même payer deux fois la dette extérieure des 49 pays les plus pauvres du monde. Je vous livre ce que j’ai lu. Je me demande toujours pourquoi il faudrait la payer deux fois, mais bon. 49 chefs d’État qui deviendraient arrogants et seraient même capables de réunir quelques chefs d’entreprise à New York pour philosopher sur le prix de la tomate et ses conséquences sur l’inflation comme vient de le faire notre Présidente, merci bien pour le cadeau.
Non, en fait 700 milliards c’est rien. 6 mois de dépenses militaires dans le monde. Que dalle !

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